
L’Amour est semblable à cette valse voluptueuse menée par deux danseurs baignés de la sincérité la plus éclatante.
Il se déclare à travers ces tendres promesses suspendues dans un souffle hésitant.
Il s’offre telle l’offrande sensuelle de deux amants retenus dans un écrin de volupté crue.
Il se dessine dans ces délicieux tourments où les lèvres s’épousent et les corps s’enlacent en fusion et entrelacs gourmands.
Il se devine dans ces précieuses étreintes de fin du jour où les âmes vaporeuses se mêlent une dernière fois.
Il s’éteint enfin au détour d’une page, au contour d’une larme, à la conclusion d’un sanglot tenu et étouffé.
L’Amour est étreint et piétiné, élevé et décrié, envié et rejeté, mais jamais cet inconstant miracle ne saurait être capturé.
¢ Le Chuchoteur

